Vous connaissez ce moment où vous découvrez une marque de mode et où vous vous dites qu’elle a dû être pensée pour vous ? C’est un peu ce que j’ai ressenti en voyant les robes de la marque Les Couleurs du Noir. Un mélange de simplicité et d’élégance intemporelle qui m’a immédiatement touchée. LA Petite Robe Noire dans toute sa splendeur. Et pas une ne ressemble à l’autre. Chacune est unique et raconte une histoire différente. Plus encore, certaines robes sont modulables : ici une fermeture Éclair centrale qui transforme votre petite robe noire en élégant et léger manteau printanier, là une robe à l’aspect sage qui peut se transformer en tunique et révèle son audace une fois les deux fermetures Éclair ouvertes pour en faire une robe fendue… Bref, cette fameuse idée de la petite robe noire que l’on peut porter à chaque occasion a rarement été aussi bien illustrée. Et de là mon envie irrésistible de réaliser mon deuxième partenariat (vous pouvez retrouver le premier ici et là) avec Les Couleurs du Noir.
Je suis d’ailleurs ravie de vous annoncer que j’ai pu organiser un jeu concours, que vous retrouverez à la fin de cet article ! A la clef ? Une robe-accessoire très originale…
Puis c’est en lisant le parcours de sa créatrice, Aude Magnan de Bornier, que j’ai eu envie de rencontrer celle qui est à l’origine de ce beau concept. Aude est une voyageuse. Une voyageuse et une chineuse qui a ramené bien des inspirations de ses vies passées… Mais elle vous en parlera mieux que moi ! :) J’ai eu le grand plaisir de l’interviewer afin qu’elle vous raconte son parcours, et qu’elle soit peut-être une source d’inspiration pour ceux qui, comme elle, aimeraient se lancer dans la mode… Et je vous parle de la séance photo juste après. ;)
Shooting à nouveau réalisé avec les génialissimes :
Fanny Caffin – Photographe
Enoka Fonseka – Maquilleuse et coiffeuse
Interview : Aude Magnan de Bornier, créatrice de la marque Les Couleurs du Noir
Qu’avez-vous fait durant toutes ces années passées à l’étranger ?
Alors déjà je suis partie parce que mon mari était envoyé à l’étranger par sa société, et en fonction des pays où j’allais, moi j’ai toujours cherché un travail. C’était une époque où les femmes d’expatriés travaillaient peu… ce qui est assez différent aujourd’hui. Mais donc en Indonésie, j’ai travaillé pour l’Ambassade, à Hong Kong j’ai travaillé pour le Lycée Français, après j’ai créé une société au moment de rentrer chez nous. Je suis aussi allée à Singapour où j’ai fait beaucoup de bénévolat, et j’ai été expatriée à Madrid… mais je ne parlais pas espagnol… donc j’ai surtout commencé à apprendre l’espagnol !
Est-ce que tout ce temps loin de Paris a influencé votre vision de la mode ?
Oui, surtout sur la façon de porter les choses avec un peu plus « d’ouverture » que certaines Françaises qui restent un peu traditionnelles, un peu classiques. Alors oui, mes robes sont très classiques, mais je pense qu’il faut jouer avec les accessoires, et là il y a de nombreuses possibilités. Et puis on a énormément de créateurs en France, donc moi je passe mon temps dans les salons de créateurs, les salons des Ateliers d’Art etc…, pour détecter des créateurs qui font des choses superbes.
Comment l’idée de créer une marque de mode vous est-elle venue ?
En fait, j’ai toujours aimé coudre, quand j’étais jeune j’aimais me faire mes propres vêtements, et quand j’étais en expatriation je faisais faire beaucoup de robes, parce qu’il y avait des tas de couturières, c’était très facile. Et, à Honk Kong surtout, il y en avait une avec son petit accent qui me disait : « Oh, so French la! » (ils mettent toujours des « la » à la fin des phrases). Elle trouvait que je faisais des choses assez typiques de la femme française.
Il y a des tas de choses qu’on apprécie dans les pays où on est allés, et j’avais envie de rapporter un petit peu cet esprit : c’est-à-dire que la petite robe noire est souvent portée de façon assez traditionnelle en France, et je pense qu’on peut l’adapter, la rendre un petit peu plus moderne, avec des accessoires un peu plus osés ou très colorés, et ça m’a amusé de faire ça.
Pourquoi la petite robe noire ?
Parce que justement, c’est vraiment l’image de la Française à l’étranger : on se balade avec une ou deux petites robes noires et on arrive à se créer des tas de tenues. Et à l’étranger, c’est ce que je faisais en trouvant des accessoires locaux, des choses très colorées… et on fait évoluer sa tenue. La petite robe noire, c’est vraiment la petite Française.
Quelles sont vos sources d’inspiration ?
Comme je fais des toutes petites séries, je travaille un peu à l’envers par rapport à une styliste normale qui crée ses dessins et ensuite source ses tissus pour réaliser ses modèles. Moi je commence par chercher des coupons de tissus qui me plaisent, et à partir de ça, je décide de ce que je vais en faire. Donc je fouille beaucoup dans le Sentier (on n’imagine pas ce qu’il peut y avoir !), ou chez des marchands de tissus qui reçoivent des fins de collections et qui les mettent en vente, et à ce moment-là je m’amuse avec ça.
Vous proposez aussi des accessoires réalisés par d’autres créateurs sur votre site. Comment les choisissez-vous ?
Essentiellement en allant dans des salons. Par exemple les salons des Ateliers d’Art, parce qu’il y a vraiment des créateurs qui font de très belles choses, avec des matières assez originales. Et parfois c’est juste des rencontres comme ça, des gens qui me parlent d’un créateur… ou quand on sait que j’en recherche, il y a des gens qui me font des propositions.
De l’idée d’une robe à sa création et jusqu’au photoshoot, comment tout cela se passe-t-il ? Vous avez une équipe qui vous entoure ?
Moi je source les tissus – bien sûr je regarde en permanence les collections, les tendances qu’on nous présente dans les salons -, après je trouve des tissus et j’adapte le modèle en fonction du tissu que j’ai trouvé. Puis commence la fabrication : là, c’est toute une série de personnes qui travaillent. Il y a d’abord la modéliste qui fait le patron, après il y a le mécanicien qui fait le prototype, on refait des essayages… Donc c’est tout un aller-retour entre la modéliste, le mécanicien et la styliste pour finaliser un modèle. Une fois qu’on est contents du prototype, on digitalise le patron, on fait les gradations du patron en nombre de tailles qu’on veut obtenir, et puis après on lance la fabrication.
Un environnement de travail préféré ?
Dans mon showroom et dans l’atelier avec lequel je développe mes modèles en ce moment : je trouve que c’est très important d’être dans l’atelier et de travailler avec la modéliste, les mécaniciens etc… J’aime beaucoup ça.
Racontez-nous l’une de vos journées-type…
Très-très actif ! Quand j’ai des ventes, c’est bien sûr préparer toute la vente, et puis passer les journées sur les lieux de vente parce que les gens aiment bien rencontrer la créatrice et parce que moi j’aime bien présenter mes modèles. Quand je suis en période de création d’une collection, à ce moment-là, je suis à droite à gauche toute la journée : c’est passer de chez le marchand de tissus à l’atelier, aller chercher des boutons, des fermetures Éclair, faire des allers-retours en permanence pour travailler avec l’atelier et mettre au point les modèles… Puis il y a aussi toute la partie production mais là c’est encore autre chose, sans parler de la gestion de la société : tout ce qui est community management, éléments graphiques, préparer les shootings qui se font sur 2-3 jours intensifs… tout un travail !
Petite, comment vous imaginiez-vous dans le futur ? Vous rêviez déjà de monter quelque chose bien à vous ?
Je cousais beaucoup mais je ne pensais pas vraiment à monter une entreprise dans le prêt-à-porter… J’ai eu une carrière assez classique.
Quel a été votre parcours professionnel ?
Quand je suis rentrée en France après l’Espagne, j’ai travaillé dans des grands groupes internationaux… et puis à un moment, j’en ai eu un peu assez des grands groupes et je me suis dit il est temps, si je veux faire quelque chose de plus personnel, il est temps de m’y mettre, après ça sera vraiment trop tard… donc voilà, je me suis lancée ! J’ai pris le temps de réflexion d’un été. Ça a été aussi un peu parce que j’ai emménagé dans un nouveau quartier et que j’ai connu pas mal de monde qui était dans le métier. Il y a des gens très sympas qui m’ont beaucoup aidée. J’aurais vécu dans un autre arrondissement de Paris, je n’aurais probablement jamais fait ça. C’est un peu une question d’opportunité. Et c’est vrai que j’ai toujours été assez ouverte à attraper les opportunités qui passaient, que ce soit à l’étranger ou autre, j’étais toujours à chercher quel métier je pouvais faire : par exemple en Indonésie, je n’avais pas le droit de travailler, donc je me suis débrouillée pour travailler en contactant l’Ambassade. Et là c’est vraiment en grenouillant dans le quartier, en me plongeant là-dedans et en rencontrant des gens que l’envie est née.
Un conseil pour celles et ceux qui aimeraient se lancer dans la mode ?
Il faut vraiment avoir envie de le faire. Ce qui est peut-être le plus difficile, c’est d’être tout seul. Il ne faut pas le faire seul, c’est plus facile de se lancer à deux – après il faut choisir la bonne personne, parce que ça peut amener d’autres contraintes, d’autres difficultés. Mais l’entrepreneuriat seul c’est difficile : on a envie de partager, de se faire réconforter… Donc c’est peut-être ce que je pourrais dire, d’essayer d’être à deux.
(J’aimerais mettre en avant ce que ma photographe, dans un élan d’enthousiasme créatif, a nommé « la cambrure du croissant », qui était à son paroxysme sur le cliché de droite… Le pire dans tout ça, c’est qu’elle a raison. Vous ne trouvez pas ?)
Quelle est l’actualité des Couleurs du Noir ? Et vos prochains projets (que vous pouvez nous révéler…) ?
Cette collection été, il y a beaucoup de personnes qui me disent « le noir, je n’en porte pas l’été » ; ce qui est à mon avis un peu une erreur parce que sur du bronzé je trouve ça extrêmement joli. Mais c’est vrai que les gens hésitent plus à acheter du noir pour le printemps-été. Donc j’ai décliné une première robe en lin de couleur, et puis là je vais sortir une salopette – puisque cette saison c’est la tendance années 70 -, que je vais aussi décliner en couleur. Donc c’est un essai de déclinaison.
Vos rêves pour l’avenir ?
Que la marque soit connue bien sûr, que ça marche. Je vois très bien dans les ventes que les réactions sont bonnes, que les modèles plaisent, que les personnes qui viennent aux ventes achètent, etc… Maintenant, c’est tout un travail de fond énorme de faire connaître une marque. Mais ça y est, je commence de vendre dans des boutiques de détaillants multimarques, et c’est très satisfaisant de voir l’extension du réseau.
Peu après l’interview, Aude Magnan de Bornier m’a informée de l’ouverture d’une boutique à Paris ! Si vous souhaitez donc découvrir ses robes in real life aux côtés d’autres créateurs, voici l’adresse :
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La séance photo de la petite robe noire…
Pour ce shooting, j’ai choisi la robe Grace et son cache-coeur, qui représente pour moi la petite robe noire par excellence : une coupe simple, de fines bretelles et un décolleté en cœur (sans parler de son confort). Et pour la rendre plus habillée, il suffit de vous glisser dans le petit boléro transparent qui l’accompagne. C’est vraiment amusant comme un simple élément peut transformer une tenue, et vous transporter dans une autre ambiance. C’est ce que j’ai voulu transmettre à travers cette série de photos, et je ne remercierai encore jamais assez le travail de Fanny, qui a su saisir ce changement du jour à la nuit (et a eu cette superbe idée de réaliser le shooting dans la Galerie Vivienne).
Le jour, une femme, une Parisienne à la douce élégance qui prend son café en admirant le décor qui l’entoure. A la nuit tombée, elle lâche ses cheveux, pare ses lèvres d’une couleur plus foncée, noircit ses yeux, change ses bijoux, enfile son cache-cœur qui dévoile ses bras par un jeu de transparence, mystérieuse et enjouée. Ses pas seront les mêmes que ce matin, et ceux qui l’ont croisée pourraient jurer qu’elle s’est changée. Mais elle porte la même robe. Simplement une autre variation. L’autre teinte d’une palette infinie.
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Encore un shooting fabuleux, avec un réveil à 6h du matin (ce que ma photographe et moi ne ferions pas pour l’amour de l’art ? Oh… franchement je ne sais pas ^^), une arrivée chez l’adorable Enoka qui nous a accueillies à 7h30, et un début de shooting à 10h dans une Galerie Vivienne quasiment déserte (avant d’être envahie de groupes de touristes qui ont dû penser que le mythe de la Parisienne très apprêtée n’en était finalement pas un)… Un rêve éveillé de poser dans ce monument historique que j’adore. Et un merci tout particulier au très sympathique Monsieur du Bistrot Vivienne qui nous a laissées tranquillement « monopoliser » une table pendant 1h30/2h pour faire nos photos.
Réaliser des shootings en extérieur réservent parfois de sacrées surprises… Comme la confrontation Batwoman VS La Parisienne.
J’adore ce genre de moments et photos totalement incongrus. Tellement ravie qu’elle soit passée par la Galerie Vivienne ! Si tu passes par ici Batwoman, fais-nous un petit coucou ! :D
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Le jeu concours
Et maintenant, si vous avez été séduite par Les Couleurs du Noir, je vous propose de remporter cette originale Robe Marilyne ! =D
« Marilyne a été pensée comme un accessoire, pour habiller un décolleté ou une fente de robe.
Pour les plus téméraires, elle peut aussi se porter seule, avec de jolis sous-vêtements qui « habilleront » leur silhouette.
Le plumetis de son tissu décore joliment cette pièce simple et facile à utiliser dans de nombreuses circonstances. »
Les conditions de participation :
-Aimer la page Facebook Ophelie’s Journey
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Vous pouvez jouer dès maintenant et jusqu’au dimanche 14 juin.
Attention, le concours est limité à la France métropolitaine.
Le gagnant sera annoncé sur ma page Facebook, donc surveillez bien l’actu de la page que je puisse vous contacter ! ;)
Bonne chance !! Des bises à tous.






















