Je déteste ces longues absences. Ne même plus avoir le temps d’écrire ne serait-ce que l’ébauche d’un article. Par contre les idées, alors là, elles fusent ! Inutile d’essayer de compter le nombre de fois où j’ai ouvert l’onglet “Blog” de mon OneNote pour inscrire une inspiration soudaine de sujet d’article au bas d’une liste loooooongue, mais looooooooooongue…

Il est donc plus que temps d’en sortir l’une d’entre elles de l’ombre de son onglet !
En parlant de temps

Un sentiment très désagréable s’est installé en moi depuis un bon moment. Et jongler avec 100 occupations différentes au cours de ces derniers mois n’a fait que renforcer cette impression, cette question hautement rhétorique…
Qu’est-il arrivé au temps ? Non, je ne parle pas de la fantasque météo. Mais des secondes qui défilent, filent et s’effilent… de plus en plus vite. Comme si un être malveillant et sournois (nepaspenseràGollum-nepaspenseràGollum…) avait enlevé quelques secondes par-ci par-là de nos horloges, de manière à ce que personne ne s’en aperçoive… Sérieusement. Les semaines ne m’ont jamais paru aussi courtes.

Mes dernières années à Tahiti ont été interminables. Les heures étaient des jours, les mois des siècles. J’aurais fait n’importe quoi pour passer d’une année à l’autre… Et voilà que maintenant, je ferais tout pour ralentir un peu tout ça. Bon, pas tous les jours hein. Mais souvent. Pour à peu près tout. Un simple déjeuner avec une amie, une journée à se promener dans Paris, les heures qui séparent le déjeuner du goûter, Noël, un semestre à la fac (pas sûre que je m’en plaigne pour le coup)…
Soit. C’est le signe que je ne m’ennuie pas. Alors que sur mon île “paradisiaque” je m’ennuyais comme un lézard rat mort, à Paris je m’active plus qu’une fourmi ouvrière. J’ai le temps de tout. Et je n’ai le temps de rien.

Théâtre, études, révisions, concours, examens, tournages, entretien, stage, déménagement… et ça ne me paraît jamais assez. Je hais faire des pauses. Je haïssais. J’ai bien été obligée de freiner lorsqu’une vague d’épuisement peu commune s’est récemment abattue sur moi.

Mais voilà… J’aimerais en faire plus, toujours plus. Si je ne rentabilise pas mon temps à 125%, je panique. Si je me lève plus tard que 9h, j’ai des palpitations (grasse qui ? Mat’ ?! Non, nous n’avons pas été présentées). Me perdre un peu trop longtemps sur le meilleur des sites de procrastination et de perte de temps des masses ? J’angoisse. (Mais dieu, que j’aime Pinterest.) Je me fais l’effet du lapin trop pressé d’Alice au Pays des Merveilles.

Ne vous méprenez pas, je préfère 10.000 fois voir la vie passer trop vite à Paris, que compter les insectes volants et rampants à Tahiti. Mais lorsque je regarde en arrière et que je vois le chemin parcouru, j’ai du mal à réaliser que trois années sont passées.

Bref, plus le temps passe, et plus je deviens une angoissée du temps. Y a-t-il d’autre patients atteints du même syndrome dans le coin ? Vous n’avez pas l’impression vous aussi de ne pouvoir faire que la moitié des choses que vous voudriez réaliser ?

Sur ce, il ne me reste qu’à vous dire… ah mais non, je n’ai pas l’temps ! Je suis en r’tard, en r’tard, en r’taaard !!

Time, watch
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10 comments

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Bon bah maintenant va falloir écrire d’autres articles et trouver le temps ! ;-)

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Ca fait partie de mes plans ! :D

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J’aime bien le cactus sur la photo.
Super article.

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Tu es si jeune, profite bien de tout le temps qui te reste. Tu as une très jolie plume…

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Merci beaucoup… !

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♥♥♥

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Ma tante m’a dit un jour: “Les 20 premières années sont celles qu’on voit le moins passer -peut-être parce qu’on est pressé de grandir ?-. Donc profites-en, car les 20 autres passeront très vite.” Peut-être qu’on se rend réellement compte de ce qu’est le temps et qu’un jour…il s’arrêtera. Alors, l’angoisse de ne pas avoir le temps de faire tout ce dont on a envie, tout ce dont on rêve, s’installe. D’où l’intérêt d’occuper notre temps et éviter d’y penser… Ah ! Finalement on est les esclaves du temps ! ;)

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Ta tante doit être une femme intelligente et pleine de bon sens. Ce qu’elle t’a transmis. :)
Travaillons à oublier la course du temps alors… ;)

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Ha ce temps… Dans mon métier où travailler bien me permet de décrocher un contrat, et où travailler vite (parfois tellement vite qu’on n’arrive pas à suivre mon rythme ! :P) me permet de le garder, j’en viens parfois à souhaiter que mes journées fassent plus de 24h, surtout quand je dois gérer plusieurs projets en parallèle. Ce temps qui permet de prendre du recul, d’améliorer ce qui peut l’être, ou de changer ce qui doit l’être… Quand on est perfectionniste comme moi, il n’y en a jamais assez.
Et quand j’apprécie la compagnie d’une personne, j’aimerais tellement pouvoir le suspendre, profiter de ces moments où rien d’autre ne compte vraiment, sans me préoccuper de ce temps qui finit par rappeler à chacun de retourner à ses occupations…
Alors depuis ? Toujours trop peu de temps ou as-tu essayé de prendre le temps de t’en accorder un peu plus ? ;)

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Tu connais la réponse Steeven ! ahaha Je crois que la situation est encore “pire” que lorsque j’ai écrit cet article. Bon, je suis débarrassée des études… Mais les projets personnels/professionnels sont plus que jamais présents. ;) Au moins, je ne m’ennuie toujours pas… Mais je n’ai toujours pas trouvé le retourneur de temps d’Harry Potter, je cherche pourtant, je cherche… Je te préviens si je le trouve ! :D

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